lundi, avril 10, 2006

De battre le pavé c'est arrêté.

Après 1 mois de mobilisation, de crise, de révolte, d'incendie sociétal, la france, sa jeunesse, ses syndicats, et tout ce qui va avec retournent à leur tâches quotidiennes.
Finies les envolées lyriques des barricades, les chapelets de lacrymo envoyés par des policiers austers, les alexendrins de slogans, les objets volants...
C'est beau une ville la nuit, avec des voitures en flamme ça l'est encore plus, j'imagine que certains le pense. En tout cas, à la différence de novembre, la crise s'arrête suite à l'obtention des revendications.

En 2005 cela semblait se stopper plus par lassitude, ou en tout cas l'attention du monde entier avait été catptée et c'était certainement l'une des "revendications" d'alors, car ce qui avait engendré cette monté de la violence était dû, principalement, au "conditions" de vie aux périphéries des grandes villes. En ce qui concerne la jeunesse, et parmis elle, celle issue de l'immigration, qui malgré 40 ans depuis l'arrivée de leur parents et grand-parents est toujours qualifiée de cet adjectif.
Cette montée de violence, était violente par nature, aussi parce que comme l'on reproché les experts qui ont parlé à la place de ces jeunes "les lacunes de l'éducation nationale dans ces zones ont la société française en deux".

Ceux qui possèdent les capacités de s'exprimer de faire valoir leur droit, et qui ont conscience de leur propre implication dans l'évolution de la société.

Et les autres ceux des voitures brulés, qui réagissent sans réflexions, avec une violence que l'ont peu qualifiées de culturelle, d'importé d'outre-atlantique ( avec des clichés comme la culture rap, dédramatisation de la notion de meutre et de la barabarie en générale). Mais la violence est aussi un instantané, quelque chose que chaques homme possèdent, et qui parfois ressort.

Et dans le contexte de jeunes déçus et fatigués de la France, dans un pays qui s'est construit une séparation profonde qui a véritablement atteint son but: ne pouvant renvoyer chez eux les ouvriers étrangers venus en France au lendemain de la guerre mondiale deuxieme du nom, tout à été fait pour mettre de côté les talents, les contributions, les capacitées de cette part (15 à 20 % de la population française.)
Comme si la France c'etait éfforçée de refuser d'intégrer en son corps une greffe qui lui fût d'abord salvatrice, puis qui à cause de se rejet non consommé pourrais devenir un cancer.

Mais revenons à la crise du CPE, qui prouve que la jeunesse quelque soit ses origines est un problême récurrent en France.
Il est simpliste de s'arrêter au premier paragraphe de cet article, la situation est ainsi: tout les 10 anx (manifestations de 1995) puis maintenant tout les ans les jeunes français vont dans la rue en découdre avec le pouvoir.
Cela traduit à mon sens un doute.
Un doute sur ce que le monde est, et ce que la France faisant partie de ce monde va devenir.
N'est-il pas vrai que le modèle anglo-saxon prédomine dans le monde, pourquoi pas en France ?

D'autant plus que le gouvernement actuel, est libéral et fortement inspiré par la pensée unique, globale, DeVillepin, Sarkozy, tout deux partagent cela, l'un poete y mettra les formes, l'autre sans élégance ni charmes, fera froidement ce que le monde attend la France.

Et à cela le CPE n'est qu'une marche ! Une marche vers une normalisation de la France, vers un effacement plus profond de son execption culturelle qui est aussi sociale.

Le CPE n'aura pas lieu, néanmoins, la voie est montrée. Cette voie que la jeunesse refuse et refusera toujours, ses rêves et ses nobles aspirations devant.
Jusqu'a ce qu'elle s'adapte comme l'eau, qu'elle prenne pleinement conscience et forme pour embrasser le destin de ce monde.